Éducation à Ivry

La préoccupation première de chaque parent est que son enfant réussisse sa vie. Pour y parvenir, le premier levier est l’éducation !

Alors que le Gouvernement actuel vient de vivre sa 3e rentrée, nous pouvons saluer les moyens humains attribués à l’éducation prioritaire, avec le dédoublement des CP-CE1 et grandes sections, dont Ivry bénéficie largement. Mais si ces efforts sont faits au détriment des autres écoles. Les moyens dédiés au primaire restent globalement bien en-deça des autres pays de l’OCDE. Ce n’est donc qu’un trompe-l’œil.  Le Ministre Blanquer promeut une école conservatrice et élitiste : dogme des fondamentaux et de l’évaluation, différenciation visant à regrouper les élèves performants entre eux plutôt qu’à accompagner les plus en difficulté, fin des 4 jours et 1/2 ramenant les élèves français à 40 jours de classe de moins que la moyenne européenne, sans tenir compte de leur rythme ni de leurs résultats. En bref, cette politique ne peut en réalité profiter qu’aux plus favorisés.

De plus, comme à Ivry, ce Gouvernement ne voit qu’à travers l’école, qui ne peut faire face seule, alors que l’éducation dépasse largement l’enseignement. Les jeunes enfants se construisent aussi à travers le sport, véhiculant des valeurs de dépassement, de respect, au-delà de l’exercice et de l’effort physique. Ils se réalisent grâce à la culture, à l’expression artistique, à la culture scientifique et technique et l’éducation populaire… En abandonnant les associations et les acteurs locaux, totalement sourds à leurs alertes, l’Etat occulte le rôle majeur de ces différents acteurs sociaux et éducatifs au quotidien.

Ivry, dont c’était la dernière rentrée de ce mandat, en fait tout autant, en laissant se dégrader les accueils périscolaires, en réduisant les séjours de l’enfance, en saturant les équipements publics, en sabrant les subventions aux associations. Chacun peut faire le constat de ces aggravations quand il cherche à inscrire ses enfants à des activités.

Alors que nous avons tous été saisis d’émotion face au témoignage laissé par la directrice d’école de Pantin, démunie et sans soutien face aux exigences toujours plus grandes d’une société fracturée, il est plus que temps que l’on se rappelle que l’éducation est l’affaire de tous. Parents, enseignants, éducateurs, institution et associations doivent travailler ensemble, dans le respect et le soutien mutuels, parce que le bien-être et les repères des enfants en dépendent.

Pour nous, il est nécessaire que la ville donne plus de moyens sur le temps scolaire aux apprentissages linguistiques et culturels, améliore les accueils de loisirs, soutienne davantage les directions d’école et associe concrètement les acteurs associatifs et économiques du territoire aux enjeux éducatifs.  

Toujours à votre service,

Sandrine Bernard

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